La Souffrance et la Gloire

Le culte du martyre de la Révolution à Verdun

De Michel Biard et Claire Maingon

La fabrique du héros, dans le sang et la mort

« La République nous appelle,/Sachons vaincre ou sachons périr ! » Ces paroles du Chant du départ révolutionnaire de Marie-Joseph Chénier pourraient, un siècle plus tard, être reprises par les Poilus de 1914. Car les troupes qui se sont fait décimer dans les tranchées de Verdun avaient hérité de 1789 une profonde culture du sacrifice.

Une véritable propagande d’État, nourrie de récits légendaires, de cérémonies commémoratives et de toute une imagerie d’Épinal, a en effet vu le jour dès les premiers combats de la République, en 1792. Elle a durablement façonné l’imaginaire national, dans un culte de la souffrance qui s’est perpétué en 1914-1918, et dont les monuments aux morts témoignent avec une force pathétique. Pour la première fois, deux spécialistes de chaque période collaborent pour révéler les liens sanglants qui unissent Grande Guerre et Révolution française.

Michel Biard, professeur d’histoire de la Révolution française et du monde moderne à l’Université de Rouen Normandie, est notamment l’auteur de La Révolution hantée. Enfers fantasmés et Révolution française (Vendémiaire, 2017).

Claire Maingon, maître de conférences en histoire de l’art à l’Université de Rouen Normandie, a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels Le Musée invisible. Le Louvre et la Grande Guerre, 1914-1921 (PURH/Musée du Louvre, 2016).

Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’éditeur.

22 octobre 2018
Thématique : Michel Biard
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